Découvrez la meilleure période de l'année, basée sur le climat historique, la température et les précipitations.
Le meilleur climat à Soleure est de juillet, août, septembre, mais en tenant compte des prix des vols et du tourisme, les meilleurs mois pour visiter sont mai, septembre, octobre. — climat météo stable
🌨Cold
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| Score | 9 | 18 | 32 | 52 | 70 | 74 | 77 | 77 | 79 | 60 | 17 | 9 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Climat | Cold | Cold | Cold | Cold | Cool & rainy | Humid | Humid | Humid | Mild | Cold | Cold | Cold |
| Température | -1–5°C | 0–8°C | 2–11°C | 5–15°C | 9–18°C | 14–23°C | 16–26°C | 15–25°C | 11–21°C | 7–16°C | 3–9°C | 0–6°C |
| Ressenti | -5–2°C | -3–5°C | -1–8°C | 2–13°C | 8–18°C | 14–24°C | 16–27°C | 16–26°C | 11–20°C | 6–15°C | 0–7°C | -3–3°C |
| Précipitations | 107mm 18 jours | 72mm 13 jours | 81mm 14 jours | 92mm 15 jours | 144mm 19 jours | 129mm 16 jours | 106mm 13 jours | 102mm 12 jours | 85mm 12 jours | 86mm 12 jours | 94mm 14 jours | 103mm 15 jours |
| Ensoleillement | 3.6h ☀︎ 40% | 5.7h ☀︎ 55% | 7.5h ☀︎ 63% | 9.7h ☀︎ 71% | 9.2h ☀︎ 61% | 11.5h ☀︎ 73% | 12.4h ☀︎ 80% | 10.8h ☀︎ 76% | 9.5h ☀︎ 76% | 6.4h ☀︎ 59% | 4.0h ☀︎ 42% | 3.5h ☀︎ 41% |
| Vent | O · 13 km/h | O · 13 km/h | NO · 14 km/h | N · 13 km/h | NO · 12 km/h | NO · 11 km/h | NO · 11 km/h | NO · 11 km/h | NO · 11 km/h | O · 11 km/h | O · 12 km/h | SO · 12 km/h |
| Humidité (%) | 85% | 79% | 75% | 72% | 76% | 74% | 70% | 73% | 77% | 84% | 88% | 88% |
| Durée du jour | 9.0h | 10.3h | 11.9h | 13.6h | 15.1h | 15.9h | 15.5h | 14.2h | 12.6h | 10.9h | 9.4h | 8.6h |
| Affluence touristique | Basse saison | Saison intermédiaire | Basse saison | Basse saison | Saison intermédiaire | Haute saison | Haute saison | Haute saison | Haute saison | Saison intermédiaire | Basse saison | Basse saison |
La principale vitrine du cinema suisse remplit les salles et les batiments historiques de la ville pendant une semaine c…
Les prévisions classiques vous inciteront à privilégier le calme vif de septembre, mais c'est au printemps, en mai, que Solothurn donne le meilleur d'elle-même, troquant quelques averses passagères contre une ville vibrante d'une vie riveraine et d'un dynamisme en plein air.
Adossée à la paroi calcaire du Jura, là où la courbe verdoyante de l'Aare s'élargit en de larges méandres, Solothurn ressemble moins à la Suisse septentrionale qu'à une enclave française aristocratique posée sur la plaine. Entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle, les ambassadeurs de la couronne de France y ont tenu cour, laissant derrière eux un sanctuaire piétonnier remarquablement préservé de façades en pierre calcaire pâle, de grandeur italianisante et de symétrie baroque. Les conseils de voyage conventionnels vous orientent vers le début de l'automne, lorsque les journées sont sèches et que les excursionnistes estivaux se sont raréfiés. Mais ce calcul passe totalement à côté du rythme émotionnel de la ville. Solothurn s'est bâtie autour de l'eau et de ses rues calcaires, et c'est en mai — lorsque les cafés en terrasse s'étendent jusqu'au bord de l'eau et que la cité sort de sa léthargie hivernale — que ce décor baroque prend enfin vie.
Si l'on s'en tient aux strictes statistiques, septembre semble irréprochable : après-midis doux, précipitations minimales et ruelles plus calmes. Pourtant, arpenter Solothurn en septembre peut donner l'impression d'assister au dernier acte d'une pièce après le départ des têtes d'affiche. Mai, en revanche, procure l'impulsion électrique de l'arrivée. La brise qui dévale du Weissenstein apporte le parfum net du pin de montagne dégelé, et la ville ouvre grand ses fenêtres à battants.
Certes, mai apporte des bourrasques de pluie atlantique qui détrempent les pavés, mais il s'agit d'ondées soudaines plutôt que de la chape de plomb grise et têtue de novembre. Une tempête de l'après-midi se dissipe tout aussi vite, laissant la pierre calcaire dorée fumer au soleil tandis que les habitants reconquièrent les tables le long des rives de l'Aare. En échange, vous gagnez la vitalité absolue de la ville à son apogée social : des étals de marché chargés de produits régionaux, des berges bordées de bicyclettes et une effervescence naturelle, tournée vers l'extérieur, que l'automne ne pourra tout simplement jamais égaler.
En juillet et en août, Solothurn adopte une cadence méditerranéenne. Les après-midis atteignent une véritable chaleur estivale, irradiant depuis les dalles et les façades de pierre claire de la vieille ville au point de rendre la marche dans les ruelles lourde en milieu de journée. L'antidote, c'est la rivière. La vie se déplace entièrement sur les berges de l'Aare, où les habitants se laissent porter par le courant munis de sacs étanches, se séchant sur les pelouses ensoleillées avant de regagner la ville pour y savourer un vin blanc bien frais à mesure que la lumière s'adoucit.
Si juillet et août connaissent une baisse bienvenue de l'animation générale par rapport à la cohue printanière, la chaleur est bien réelle, rythmée par de spectaculaires orages de fin d'après-midi qui surgissent soudainement des crêtes du Jura. L'été est fait pour les voyageurs en quête de de longs crépuscules, de baignades entre des bastions séculaires et d'un rythme détendu, sans hâte, où personne ne se presse avant le crépuscule.
Septembre offre la météo la plus stable du calendrier. Les pluies s'atténuent, l'air devient cristallin et la randonnée sur les crêtes du Weissenstein offre des panoramas d'une netteté tranchante qui s'étirent du Plateau suisse jusqu'aux lointaines Alpes. Les après-midis sont assez chauds pour s'asseoir dehors sans veste, tandis que l'humidité étouffante du plein été a disparu.
Le compromis est d'ordre émotionnel : la ville s'installe dans une routine introspective et domestique. Les berges se vident, l'eau devient trop froide pour une baignade improvisée, et dès octobre, le feuillage prend des teintes ambrées sur les pentes du Jura. Octobre est un mois charmant et mélancolique pour les passionnés d'architecture qui souhaitent s'approprier les ruelles baroques, mais il faut s'attendre à ce que la ville se recroqueville plus tôt à mesure que les soirées se rafraîchissent.
L'hiver à Solothurn peut se révéler rude et intransigeant. De novembre à mars, une humidité glaciale s'installe sur la plaine fluviale, piégeant souvent une épaisse couche de brouillard bas contre les montagnes pendant des jours entiers. Les températures oscillent près du point de congélation, et la grandeur baroque, si lumineuse au soleil, peut sembler austère et grise sous un ciel lourd.
On observe toutefois deux pics d'activité intenses. En janvier, les Journées de Soleure investissent les salles historiques et les espaces de projection. Pendant une semaine, le petit centre piétonnier se remplit de cinéastes, de critiques et de cinéphiles venus de toute la Suisse, métamorphosant un mois par ailleurs sombre et glacial en une ville festivalière chaleureuse et intellectuellement stimulante. Puis, en février, la cité fait le plein absolu à l'occasion de ses célébrations traditionnelles — une explosion tonitruante et joyeuse de bruit et de rassemblements costumés qui défie totalement la froide humidité. À moins de venir spécifiquement pour vous immerger dans le festival de cinéma ou les festivités hivernales tapageuses, le cœur de l'hiver est la saison la plus impitoyable de Solothurn, à laisser à ceux que les après-midis sombres et brumeux ne rebutent pas.
Avril est le mois de transition où Solothurn quête son manteau d'hiver, non sans quelques frictions. Un après-midi offrira un soleil chaleureux annonçant l'été prochain, incitant à sortir les premières chaises sur les places, tandis que le suivant apportera des vents mordants soufflant des hauteurs poudrées de neige du Jura et de brusques averses qui pousseront tout le monde à s'abriter sous les arcades baroques.
L'affluence des visiteurs augmente rapidement à mesure que les excursionnistes suisses reviennent arpenter les rues piétonnières, mais la vie en plein air reste un pari. C'est une période exaltante pour observer la nature verdir le long de l'Aare, mais elle manque de cette assurance stable et baignée de soleil qui fait de mai le champion incontesté du calendrier local.